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Une transmission électrique sans terres rares ?

Le salon automobile de Los Angeles s’est terminé le 9 décembre aux États-Unis. Concept car électrique, nouvelle génération de transmission, partenariats sur les matières premières et les batteries… BMW a profité de l’événement pour détailler sa stratégie en matière de mobilité électrifiée. Le constructeur automobile allemand mise notamment sur une production flexible et une maîtrise de bout en bout de la production des batteries pour peser face à ses concurrents, comme Tesla.

Le groupe BMW a fait de 2021 un point de bascule pour le déploiement de ses voitures électrifiées. D’ici 2021, le groupe vise la commercialisation de cinq véhicules entièrement électriques : la BMW i3 déjà en production depuis 2013 ; la Mini Electric (produite à partir de fin 2019) ; le SUV iX3 (pour 2020) ; la berline BMW i4 (2021) ; enfin, un véhicule autonome adapté de la concept car Vision iNext. D’ici 2025, le constructeur espère compter 25 modèles électrifiés, dont 13 véhicules hybrides rechargeables. (…)

Une transmission électrique sans terres rares

Les questions se posent surtout au niveau des matières premières pour la fabrication des batteries. La tension sur les terres rares menace de faire grimper les coûts. Et l’approvisionnement des autres éléments se heurte à des problématiques sociales ou environnementales. Ces dernières semaines, le groupe allemand a multiplié les partenariats pour maîtriser de bout en bout la production de ses batteries.

Pour réduire sa dépendance vis-à-vis de la Chine et des terres rares, BMW a tout simplement décidé de ne plus en utiliser pour la cinquième génération de sa transmission électrique. De manière générale, les équipes du constructeur tentent de s’affranchir des matières en tension. “Nous essayons de nous débarrasser des matériaux les plus chers. Le cobalt par exemple est une matière très critique en termes de prix et d’un point vue durable. Nous essayons donc de réduire la quantité de cobalt dans la batterie en le remplaçant par d’autres matériaux comme le nickel”, explique Stefan Juraschek.

Article tiré de L’Usine Nouvelle, 10/12/2018