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L’imagerie par rayon X au service de la sécurité des poudres en fabrication additive métallique

Le Conseil national de recherches du Canada et la filiale de GE Additive, Advanced Powders & Coatings (AP&C), travaillent sur l’imagerie par rayon X afin d’améliorer la propreté et la sécurité des poudres employées en fabrication additive métallique. Un enjeu important pour l’industrie qui pourrait ainsi réutiliser les poudres en assurant qu’elle n’est pas perdue de sa pureté.
Ce procédé a pour but de détecter des particules étrangères présentes en infime quantité dans les poudres métalliques. « La technique permet de visualiser (par microtomographie aux rayons X assistée par ordinateur) chaque particule étrangère, puis d’en mesurer les dimensions, la brillance et la concentration globale. Sa sensibilité et sa discrimination, supérieures à celles des méthodes d’analyse chimique actuelles, s’avèrent un véritable atout quand la contamination croisée est une source d’inquiétude », explique le centre canadien sur son site. Ces travaux devraient aboutira à l’impression de pièces plus robustes, plus nettes et plus sécuritaires.
«Nous espérons que cette nouvelle méthode encouragera l’industrie à adopter l’impression 3D et facilitera l’introduction de cette technique dans les milieux ultra-réglementés que sont l’aéronautique et l’industrie des dispositifs médicaux», explique Louis-Philippe Lefebvre du Centre de recherche sur les dispositifs médicaux au Conseil national de recherches du Canada.
Cette nouvelle technique d’imagerie par rayon X a été validée sur les poudres de titane servant à fabriquer des pièces destinées à l’industrie spatiale. AP&C et le Conseil national de recherches du Canada ont travaillé en collaboration avec leurs partenaires industriels. Les travaux portent maintenant sur d’autres métaux tels que l’Inconel ou le Nitinol. Cette méthode pourrait se révéler d’une grande utilité pour certifier les poudres recyclées employées dans des applications où la sécurité est primordiale.
«Pour être concurrentiel, le procédé d’impression 3D dépend largement de la capacité des utilisateurs de machines à réutiliser leurs poudres. Cependant, l’industrie craint que des particules étrangères ne contaminent la matière première quand la poudre est recyclée. La technique sur laquelle nous travaillons aiderait à prouver que la poudre ne perd pas sa pureté durant le traitement», conclut Frédéric Larouche, Vice-président exécutif et directeur de la technologie chez AP&C.

C’est à lire dans « a3dm-magazine, 03/09/2018 »
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