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Le potentiel du développement automobile en Afrique et en particulier au Nigéria

Selon le rapport Global Auto Industry Market Report (2015), l’Afrique est le deuxième continent qui connaît la croissance la plus rapide pour la vente de véhicules terrestres. Cela s’explique par l’augmentation de sa population dont les estimations prévoient d’ atteindre 1,25 milliard en 2025 et 2,4 milliards en 2050. Aujourd’hui, un Africain sur 5 est Nigérien. En 2050, la population du pays atteindra 400 millions d’habitants, soit plus qu’au Etats-Unis. Le potentiel de l’industrie automobile y est colossal.
En 2014, l’Afrique a importé pour 48 milliards de dollars de produits automobiles, principalement des États-Unis, d’Europe et du Japon. Elle en a exporté pour 11 milliards de dollars, surtout d’Afrique du Sud et d’Egypte.

L’une des principales causes de la lenteur du développement de l’industrie automobile en Afrique, en particulier au Nigeria, est que les fonderies en Afrique ne sont pas encore en mesure de satisfaire aux normes internationales.
En 1992, les entreprises Ajaokuta et Delta Steel n’avaient pas réussi à fournir plus de 1000 tonnes de pièces de fonderie et de forge requises par Peugeot Automobile Nigeria (PAN).

L’enquête de recherche commandée par l’Agence nationale pour la science et l’ingénierie
Infrastructure (NASENI), en 1995, a montré que le Nigéria comptait environ 160 fonderies qui produisaient moins de 30 % des pièces de fonderie nécessaires au pays.
Dans le même temps, une étude de 1995, montre que la demande nationale de produits moulés métalliques a fortement augmenté au Nigeria : de 292 000 tonnes en 1985 à 425 000 tonnes dans les années 1990 et à 794 000 tonnes dans les années 2000, dont 40 % destinés à l’automobile.

 

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