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Des plantes pour extraire les métaux du sol

La start-up Econick créée en août 2016 produit des sels de nickel à partir d’une plante dite hyperaccumulatrice, qui extrait le métal du sol. Le procédé breveté est le fruit d’une collaboration entre le Laboratoire réactions et génie des procédés et le Laboratoire sols et environnement.

Le minerai le plus riche en nickel disponible sur le marché est une plante. Ou plus exactement, les cendres obtenues après la combustion du végétal, qui peuvent en contenir entre 15 à 20 %.

Alyssum murale, que l’on trouve couramment dans les Balkans, fait partie des plantes dites hyperaccumulatrices, ayant la particularité d’extraire les métaux contenus dans le sol et de les stocker dans leurs feuilles et leurs tiges.

La concentration de nickel dans ses feuilles est plus de cent fois supérieure à celle d’un végétal ordinaire poussant sur le même sol ! Une curiosité de botaniste, jusqu’à la rencontre, au début des années 2000, entre les chimistes du Laboratoire réactions et génie des procédés et leurs collègues agronomes du Laboratoire sols et environnement qui étudiaient depuis longtemps ces plantes hyperaccumulatrices.

Deux étapes : d’abord la combustion de la plante, puis un procédé hydrométallurgique pour extraire le métal sous la forme de sels (double sulfate de nickel et d’ammonium), d’oxydes de nickel…

Des composés qui intéressent les industriels du traitement de surface, pour l’automobile et l’aéronautique, mais aussi de la décoration et du luxe, pour la coloration de verres, cristaux et céramiques. Avec des rendements qui atteignent 100 kilos de nickel par hectare – soit 800 kilos de sulfate double de nickel – la création d’une nouvelle filière du nickel devient alors envisageable.

[Traitements & Matériaux, 20/04/2017]

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