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Ce qui façonne l’avenir des pièces de fonderie

Selon la Gifa, voici les cinq tendances pour l’industrie de la fonderie en 2019 :

L’aluminium remplace l’acier classique, la pénurie de main-d’œuvre qualifiée doit être compensée par une automatisation progressive et la protection de l’environnement devient de plus en plus une priorité – ce n’est là qu’une petite partie des sujets qui domineront l’industrie de la fonderie cette année et dans les années à venir. Nous vous présentons cinq tendances que vous devriez surveiller cette année.

1 – L’aluminium à la place de l’acier

De plus en plus de produits sont fabriqués avec le matériau aluminium. Il y a de nombreuses raisons à cela : L’industrie automobile est tout aussi satisfaite que le secteur aéronautique lorsqu’il s’agit de composants plus légers. Mais la stabilité de l’aluminium est aussi un facteur important. Dans le domaine de la construction mécanique, ce matériau est également utilisé pour des fonctions exigeantes sur le plan mécanique.

En 2017, la production d’aluminium a augmenté d’environ six pour cent par rapport à l’année précédente. Le prix plus élevé de l’aluminium devient un argument secondaire : le prix du produit fini diminue grâce à des méthodes de fabrication avancées et des machines à la pointe de la technologie.

2 – Automatisation par manque de travailleurs qualifiés

De moins en moins de gens travaillent dans l’industrie de la fonderie. Les conditions de travail difficiles et la chute des chiffres à la formation laissent présager de nouvelles baisses. Pour rester compétitives, les entreprises s’appuient sur des systèmes semi-automatisés ou totalement autonomes pour maintenir, voire augmenter leur production.

Cela n’entraîne en aucun cas de nouvelles suppressions d’emplois. Bien au contraire : les employés peuvent investir plus de temps dans la conception ou les essais au lieu d’appuyer sur les boutons des machines, de transporter les matières premières ou de remplir le métal en fusion à haut risque. En même temps, cela augmente l’intérêt des jeunes générations à s’impliquer dans la conception ou le développement de l’industrie de la fonderie.

3 – Numérisation et industrie 4.0

Les capteurs, les machines reliées et les commandes intelligentes concernent aussi la fonderie : de nombreux sites de production sont déjà reliés de manière centralisée. Non seulement les fonderies, mais aussi les clients et les prospects profitent de ces données. Les processus peuvent être optimisés à l’aide de données importantes et d’éventuels goulots d’étranglement et erreurs dans le système peuvent être détectés en amont. Les réglages manuels dans le mode opératoire sont moins nécessaires.

Les nouvelles technologies comme la réalité virtuelle aident les entreprises à se relier au monde extérieur. Ainsi, une visite virtuelle des halls de production devient possible pour tous. Grâce à la réalité augmentée, les techniciens peuvent facilement ajuster ou réparer des machines avec une image virtuelle superposée. L’apprentissage virtuel devient également plus facile avec les nouvelles technologies. De nombreux programmes de CAO peuvent également être utilisés à l’aide de lunettes 3D pour rendre le prototypage plus efficace.

4 – Protection de l’environnement et métaux écologiques

La fonderie est considérée comme l’une des industries les plus énergivores d’Allemagne. Les centrales, souvent alimentées au charbon, utilisent environ 16 % de l’électricité totale produite en Allemagne et 12 % en Europe. Une étude de l’Agence fédérale de l’environnement prouve que la majorité des fonderies pourraient puiser leur énergie dans les énergies renouvelables. Pour ce faire, des dispositifs de stockage d’énergie capables de répondre aux énormes exigences d’un fonctionnement continu jour-nuit sont toutefois nécessaires.

Grâce à l’utilisation de moules de coulée plus efficaces, on a besoin de moins de matières premières, qui n’ont pas non plus besoin d’être transportées. L’utilisation de fours plus efficaces permet de réduire encore les besoins en énergie afin de rendre l’ensemble du processus de production plus respectueux de l’environnement.

5 : Fabrication additive

Particulièrement pour les petites pièces moulées, les choses pourraient changer bientôt : de plus en plus d’imprimeurs 3D parviennent à traiter les métaux. Le frittage sélectif par laser (SLS) consiste à appliquer le métal couche par couche afin de produire de petites pièces de manière économique, rapide et plus précise qu’avec les procédés conventionnels. Suivant l’application visée, la fabrication additive offre différentes tailles allant d’un demi-mètre cube à des entrepôts entiers qui peuvent être convertis.

La technologie innovante est déjà utilisée dans de nombreux projets. Des structures complexes qui ne seraient pas possibles en coulée normale peuvent trouver des solutions en fabrication additive. Pour les grands volumes et les pièces de grandes dimensions, il faudra encore un peu de temps.

Source : Gifa, Janvier 2019